
Il y a des sujets que l’on croyait classés dans les archives de la pandémie. Puis ils reviennent, non pas comme un souvenir, mais comme une fièvre mal soignée. Les injections COVID, les effets secondaires, les contrats Pfizer, les victimes mal reconnues, les procédures judiciaires aux États-Unis et en Europe, les doutes sur l’origine du virus, le dossier Raoult, la défiance vaccinale : tout cela compose aujourd’hui un paysage fracturé, où la question médicale rejoint la question politique.
Dans ce deuxième live des Lives de Mat et le web, Christophe Sola reçoit Manuel Dominguez pour une discussion dense, parfois rugueuse, sur ce que la crise COVID a laissé derrière elle. Non seulement des chiffres, des contrats et des décisions de justice, mais surtout une blessure plus profonde : la rupture de confiance entre une partie des citoyens et les institutions sanitaires, politiques et médiatiques.
Car le cœur du sujet n’est plus seulement de savoir si tel effet secondaire est rare, si tel contrat était légal ou si telle autorité a bien communiqué. La question devient plus grave : comment une société peut-elle encore croire une parole publique qui a parlé avec certitude là où les documents eux-mêmes reconnaissaient l’incertitude ?
Résumé : ce live revient sur la défiance vaccinale en France, en Europe et dans le monde, les contrats Pfizer et leurs clauses sensibles, la différence entre produit testé et produit distribué, l’ADN plasmidique, les inquiétudes autour des cancers agressifs, les procédures judiciaires aux États-Unis et en Europe, les indemnisations dans le reste du monde, le dossier Raoult/hydroxychloroquine, ainsi que la question toujours non tranchée de l’origine du COVID. L’objectif n’est pas de prononcer un verdict, mais de comprendre pourquoi une partie du public ne croit plus ceux qui lui demandaient de faire confiance.
La défiance vaccinale : la France n’est pas « antivax », elle est blessée
Le premier point du live est essentiel : la France n’est pas massivement devenue « antivaccin ». Cette caricature est commode, mais elle ne tient pas. Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 80 % des adultes de 18 à 79 ans restent favorables à la vaccination en général. En revanche, la vaccination contre la COVID-19 concentre une réticence nettement plus élevée : 25 %, contre 7 % pour la grippe et 2 % pour les hépatites.
Ce chiffre raconte une nuance capitale : la défiance actuelle ne vise pas toute la médecine vaccinale. Elle vise d’abord l’expérience spécifique de la politique vaccinale COVID : le passe sanitaire, les injonctions, la pression sociale, la mise à l’écart des hésitants, et le sentiment d’avoir été traité comme une population à gérer plutôt que comme des citoyens à convaincre.
« La France n’est pas sortie de la vaccination. Elle est sortie abîmée de la politique vaccinale COVID. Ce n’est pas la même chose. »
Une fracture européenne et mondiale
À l’échelle européenne, le rapport State of Vaccine Confidence in the EU 2022 observe que les gains de confiance enregistrés entre 2018 et 2020 se sont largement effacés entre 2020 et 2022. Les perceptions de l’importance, de la sécurité et de l’efficacité des vaccins ont diminué dans l’Union européenne. La fracture est aussi générationnelle : les plus jeunes semblent plus marqués par l’expérience COVID que les plus âgés.
À l’échelle mondiale, une étude publiée dans Nature Medicine sur 23 pays montre une situation paradoxale : l’acceptation initiale des vaccins COVID a été massive, mais l’acceptation des rappels a nettement reculé. Dans le même temps, l’UNICEF a alerté sur le recul de la confiance envers les vaccins infantiles et sur les dizaines de millions d’enfants ayant manqué une ou plusieurs vaccinations pendant la période pandémique.
Le paradoxe est là : la campagne COVID a permis une vaccination de masse rapide, mais elle a aussi laissé une cicatrice. Et cette cicatrice commence à contaminer le rapport à d’autres vaccinations. Ce n’est pas un détail sanitaire : c’est une alerte démocratique.
Contrats Pfizer : quand les clauses racontent autre chose que les slogans
Le live bascule ensuite vers les contrats Pfizer. C’est l’un des points les plus inflammables du dossier, non parce qu’un contrat suffirait à prouver un crime, mais parce qu’il révèle un contraste brutal entre le discours public et les précautions juridiques prises en coulisses.
1,8 milliard de doses : l’ampleur politique du contrat
En mai 2021, Pfizer et BioNTech annonçaient un accord avec l’Union européenne portant sur jusqu’à 1,8 milliard de doses supplémentaires de Comirnaty : 900 millions de doses fermes et jusqu’à 900 millions en option, avec des livraisons prévues entre décembre 2021 et 2023.
Un tel volume n’est pas un achat ponctuel. C’est une architecture politique et industrielle. C’est l’organisation d’une stratégie sanitaire à grande échelle, avec des implications économiques, juridiques et démocratiques massives.
La clause 5.5 : les incertitudes reconnues
La clause 5.5, que l’on retrouve dans des contrats Pfizer comparables rendus publics, indique que les vaccins ont été développés rapidement en raison de l’urgence sanitaire, qu’ils continueront à être étudiés après livraison, que les effets et l’efficacité à long terme ne sont pas encore connus, et que des effets indésirables encore inconnus peuvent apparaître.
En soi, cette mention n’est pas absurde. En situation d’urgence, un contrat peut reconnaître des incertitudes. Ce qui pose problème, c’est le contraste avec la parole publique de l’époque : une parole souvent tranchante, verticale, sûre d’elle-même, où le doute était moins traité comme un élément normal de la science que comme une faute morale.
La clause 8.1 : le transfert du risque
La clause 8.1, elle, est encore plus politique. Elle prévoit que l’acheteur accepte d’indemniser, défendre et protéger Pfizer, BioNTech et un large périmètre d’acteurs liés contre certaines réclamations associées au vaccin. Là encore, il faut être précis : ces clauses ne signifient pas automatiquement illégalité ou faute. Mais elles montrent que le risque juridique a été très largement organisé en amont.
« Dans les contrats, on reconnaissait l’incertitude. Dans les discours, on vendait la certitude. »
C’est peut-être là que la défiance a commencé à prendre racine : non dans un seul document, mais dans l’écart entre un récit public simplifié et une réalité contractuelle beaucoup plus prudente.
Produit testé, produit distribué : le passage du Process 1 au Process 2
Autre point technique, souvent mal résumé : la différence entre le produit testé dans certains lots cliniques initiaux et le produit distribué à grande échelle. La formule « ce n’était pas le même vaccin » est trop brutale. Elle expose à la contradiction immédiate. La formulation rigoureuse est plus subtile : le produit commercial distribué massivement a été fabriqué avec un procédé industriel différent de certains lots cliniques initiaux.
Le rapport public d’évaluation de l’Agence européenne des médicaments sur Comirnaty documente bien une distinction entre Process 1 et Process 2. Le Process 2 utilise notamment un template d’ADN plasmidique linéarisé, alors que le Process 1 utilisait un template dérivé par PCR. L’EMA mentionne aussi des différences techniques dans le profil de la queue poly(A), tout en considérant que la comparabilité avait été évaluée dans le cadre réglementaire.
Ce point ne prouve pas, à lui seul, un scandale industriel. Mais il ouvre une question légitime : le public a-t-il réellement été informé du niveau de complexité technique de ces produits ? Ou lui a-t-on présenté une image trop lisse, trop simple, presque publicitaire ?
ADN plasmidique, SV40 et cancers agressifs : signal, hypothèse ou preuve ?
L’un des passages les plus sensibles du live concerne l’ADN plasmidique résiduel, les séquences dites SV40 et les cancers agressifs parfois appelés « turbo-cancers ». C’est ici qu’il faut marcher sur une ligne de crête : refuser le déni, mais refuser aussi la conclusion prématurée.
SV40 : ne pas confondre fragment et virus complet
Ce que l’on peut dire sérieusement : des traces d’ADN résiduel peuvent exister dans ce type de fabrication. Le débat porte ensuite sur les quantités, la taille des fragments, les méthodes de mesure et leur éventuelle signification biologique.
En revanche, dire « il y a le virus SV40 dans les vaccins » est trompeur. La controverse porte plutôt sur des éléments régulateurs de type promoteur/enhancer associés au plasmide de production, pas sur le virus SV40 complet. Cette distinction est essentielle : elle ne ferme pas le débat, mais elle empêche de le fausser.
« Turbo-cancers » : un terme non médical, une inquiétude réelle
Le terme « turbo-cancer » n’est pas une catégorie médicale reconnue. Il désigne, dans le langage public, des cancers perçus comme particulièrement rapides, agressifs, récidivants ou diagnostiqués à un stade avancé. Ce vocabulaire est discutable scientifiquement, mais l’inquiétude qu’il exprime ne peut pas être balayée d’un revers de main.
Les données disponibles montrent une hausse de certains cancers, notamment chez les moins de 50 ans, mais cette tendance précède la période vaccinale COVID. En France, l’Institut national du cancer estime à 433 136 le nombre de nouveaux cas de cancer en 2023 en France métropolitaine. Aux États-Unis, le National Cancer Institute a documenté une hausse de 14 types de cancers chez les moins de 50 ans entre 2010 et 2019. Cela signifie que le phénomène des cancers précoces existe, mais qu’il ne commence pas en 2021.
La bonne question n’est donc pas : « peut-on prouver en direct que les injections causent les cancers agressifs ? » La réponse est non. La bonne question est : dispose-t-on de données ouvertes, croisées et indépendantes permettant de vérifier sérieusement les inquiétudes ? Registres de cancer, registres vaccinaux, infection COVID, retards de dépistage, facteurs environnementaux, comorbidités : sans ce croisement, le débat reste prisonnier des impressions et des soupçons.
« L’absence de preuve de causalité ne suffit pas à restaurer la confiance. Il faut produire les données capables de répondre aux inquiétudes. »
États-Unis : Morens, Fauci, Pfizer et la guerre des documents
Le volet américain donne au live une dimension judiciaire beaucoup plus visible. Mais là encore, il faut distinguer les dossiers. Il n’existe pas encore un « grand procès des effets secondaires ». Il existe une série de fronts : transparence, FOIA, origines du virus, communication de Pfizer, indemnisation des victimes, politique vaccinale.
David Morens : une inculpation, pas une condamnation
Le 28 avril 2026, le Department of Justice a annoncé l’inculpation de David M. Morens, ancien conseiller senior au NIAID, l’institut longtemps dirigé par Anthony Fauci. Morens est accusé de conspiration contre les États-Unis, destruction, altération ou falsification de documents fédéraux, dissimulation ou suppression de documents, et aide ou complicité.
Mais il faut le répéter : Morens est inculpé, pas condamné. Et cette affaire ne porte pas directement sur les effets secondaires des vaccins. Elle concerne surtout la transparence administrative, les demandes FOIA, les recherches sur les origines du COVID et les subventions associées à l’écosystème EcoHealth Alliance / Wuhan.
Fauci : central politiquement, non inculpé à ce stade
Anthony Fauci est au cœur du débat politique américain. Il a été auditionné, critiqué, mis en cause dans plusieurs récits publics. Mais à ce stade, il n’est pas inculpé dans l’affaire Morens. C’est une précision indispensable, non par prudence excessive, mais parce qu’un live sérieux ne gagne rien à transformer une hypothèse politique en fait judiciaire.
Pfizer, Texas, Kansas : la communication au banc des accusés
Aux États-Unis, Pfizer a été attaqué par certains États, notamment le Texas et le Kansas, sur des accusations de communication trompeuse autour de l’efficacité, de la sécurité, des variants, de la transmission ou de certains risques comme les myocardites. Ces procédures ne constituent pas une condamnation pénale pour effets secondaires. Elles montrent plutôt que le cœur juridique du dossier se déplace vers la question de la parole publique : qu’a-t-on dit aux citoyens, quand, et avec quel niveau de certitude ?
CICP : beaucoup de demandes, très peu d’indemnisations
Le dispositif américain CICP illustre la difficulté de reconnaissance des victimes. Au 1er avril 2026, il recensait 14 147 demandes COVID, dont 10 999 liées aux vaccins COVID. Sur 6 944 décisions rendues, seules 97 demandes avaient été jugées éligibles à compensation, dont 51 indemnisées.
Cette disproportion raconte une réalité froide : même lorsque des dispositifs existent, faire reconnaître un dommage reste un chemin étroit, lent, souvent décourageant.
Origine du COVID : zoonose, laboratoire et données manquantes
Le live ouvre aussi la question de l’origine du SARS-CoV-2. Là encore, il faut éviter les certitudes trop rapides. L’origine du COVID n’est pas définitivement tranchée. Deux hypothèses restent en discussion : la zoonose, c’est-à-dire un passage naturel depuis un animal vers l’humain, et l’hypothèse d’un incident de laboratoire.
Le marché de Huanan reste un lieu central dans les premières transmissions connues, mais il ne prouve pas à lui seul le premier passage animal-humain. L’hypothèse laboratoire, de son côté, ne peut plus être traitée comme une hérésie, notamment en raison du manque d’accès à certaines données chinoises et des divisions au sein du renseignement américain.
La formule la plus juste est peut-être celle-ci : l’origine du COVID reste prisonnière des données manquantes. Ce n’est pas seulement le fait de ne pas savoir qui nourrit la défiance, c’est le fait de ne pas avoir pu vérifier complètement.
Raoult, hydroxychloroquine et guerre du récit scientifique
Impossible de parler du COVID en France sans revenir au dossier Raoult et à l’hydroxychloroquine. Cette molécule est devenue plus qu’un traitement possible : elle est devenue un symbole. Pour les uns, celui d’une solution précoce étouffée ; pour les autres, celui d’une dérive méthodologique et médiatique.
Ce que disent les grands essais
Les grands essais randomisés hospitaliers, notamment RECOVERY, n’ont pas montré de bénéfice clinique net de l’hydroxychloroquine chez les patients hospitalisés atteints de COVID-19. L’étude fondatrice de l’IHU, qui avait lancé l’emballement mondial en 2020, a été rétractée fin 2024 pour des raisons méthodologiques et éthiques.
Ce que révèle la controverse
Mais l’affaire ne se limite pas à savoir si l’hydroxychloroquine était efficace ou non. Elle dit quelque chose sur la manière dont une controverse scientifique devient une guerre de camps. À partir de 2020, le désaccord médical a très vite été happé par la politique, les médias, les réseaux sociaux, les procédures, les réputations, les sanctions et les anathèmes.
« L’hydroxychloroquine est devenue un révélateur : quand une crise sanitaire devient politique, une molécule cesse d’être une molécule. Elle devient un drapeau. »
Cette phrase résume bien le drame français : une question thérapeutique a été transformée en test d’appartenance. Être pour ou contre l’hydroxychloroquine est devenu, parfois, moins une position médicale qu’un signe de ralliement.
Europe : Pfizergate, SMS introuvables et contrats qui continuent de produire leurs effets
En Europe, la justice avance par fragments. Le dossier le plus solide est celui des SMS échangés entre Ursula von der Leyen et Albert Bourla, le PDG de Pfizer. Le 14 mai 2025, le Tribunal de l’Union européenne a annulé la décision de la Commission refusant l’accès aux messages demandés par The New York Times et sa journaliste Matina Stevis.
Ce n’est pas une condamnation pénale d’Ursula von der Leyen. C’est une décision majeure sur la transparence. Dans une affaire engageant des milliards d’euros, des centaines de millions de citoyens et une politique sanitaire continentale, un SMS introuvable n’est pas une anecdote : c’est un symptôme.
Pologne, Roumanie : les contrats pandémiques mordent encore
Autre dossier européen : en avril 2026, un tribunal belge a ordonné à la Pologne et à la Roumanie d’honorer environ 1,9 milliard d’euros de commandes de vaccins Pfizer/BioNTech. Il ne s’agit pas d’un procès sur les effets secondaires, mais d’un litige contractuel. Pourtant, le signal politique est puissant : les contrats signés pendant l’urgence continuent de produire leurs effets longtemps après la fin de l’urgence.
« L’Europe ne juge pas encore le scandale sanitaire dans son ensemble. Elle juge par morceaux : un SMS introuvable ici, un contrat verrouillé là, une victime mal indemnisée ailleurs, un État condamné à payer des doses inutilisées. »
Reste du monde : indemniser les victimes, le vrai test d’une politique de masse
Hors Europe et États-Unis, le tableau est moins spectaculaire mais peut-être plus révélateur. On n’y voit pas un grand procès mondial des vaccins. On y voit une mosaïque de mécanismes d’indemnisation, de décisions administratives, de recours judiciaires ponctuels et de systèmes plus ou moins humains.
L’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, Singapour ou encore l’Inde montrent chacun une manière différente d’aborder les dommages post-vaccinaux. Certains systèmes filtrent durement. D’autres indemnisent plus largement. En Inde, la Cour suprême a demandé en mars 2026 la mise en place d’un mécanisme d’indemnisation sans faute pour les effets graves après vaccination COVID.
Ce point est capital. Il rappelle qu’une politique sanitaire collective ne peut pas laisser les victimes rares se débrouiller seules. Si l’État encourage, recommande ou conditionne socialement une intervention médicale au nom du bien commun, il doit aussi organiser une reconnaissance claire, rapide et humaine des dommages rares qui peuvent survenir.
« Quand une politique sanitaire est collective, la réparation des dommages rares ne peut pas rester individuelle, lente et humiliante. »
Ce que ce live ne dit pas — et ce qu’il exige
Ce live ne dit pas que les vaccins COVID causent les « turbo-cancers ». Il ne dit pas qu’il y a le virus SV40 complet dans les vaccins. Il ne dit pas que Fauci est inculpé. Il ne dit pas que Bill Gates est poursuivi pénalement. Il ne dit pas que von der Leyen est condamnée. Il ne dit pas que Raoult avait forcément raison. Il ne dit pas que l’hydroxychloroquine guérit le COVID. Il ne dit pas que les Epstein Files prouvent une pandémie planifiée.
Ce live dit autre chose, et c’est peut-être plus dérangeant : la crise COVID a laissé derrière elle un immense déficit de loyauté. Loyauté de l’information. Loyauté des contrats. Loyauté de la pharmacovigilance. Loyauté envers les victimes. Loyauté dans les données. Loyauté dans l’enquête sur l’origine du virus.
La défiance actuelle ne se résume pas à un excès d’Internet ou à une poussée de complotisme. Elle s’est nourrie de contradictions réelles, de documents difficiles d’accès, de victimes mal entendues, de procédures interminables, de discours trop sûrs d’eux-mêmes et d’une parole publique qui a trop souvent confondu pédagogie et injonction.
Conclusion : la confiance ne revient pas par communiqué
Ce dossier ne montre pas un effondrement simple du récit officiel. Il montre quelque chose de plus profond : une accumulation de fissures. Fissures dans les contrats. Fissures dans la communication. Fissures dans la transparence. Fissures dans la reconnaissance des victimes. Fissures dans les données disponibles.
Les effets graves existent. Les victimes existent. Les mécanismes d’indemnisation existent. Les contrats existent. Les procédures existent. Mais tout avance lentement, par morceaux, avec un retard immense sur la souffrance vécue et sur la défiance produite.
La question n’est donc pas de tout croire ou de tout nier. La question est : comment une démocratie sanitaire peut-elle demander la confiance si elle ne donne pas la vérité, les documents, les données et la réparation ?
Car la confiance ne revient pas parce qu’un ministre, une agence ou un plateau télé l’exige. Elle revient lorsque les institutions acceptent de regarder leurs propres angles morts. Elle revient quand les contrats sont lisibles, quand les victimes sont entendues, quand les données sont ouvertes, quand les erreurs sont reconnues.
La confiance ne se décrète pas. Elle se mérite. Et parfois, pour commencer à réparer, il faut accepter de dire cette phrase simple, mais immense : nous ne vous avons pas tout dit.
Citations clés à retenir
- « La France n’est pas sortie de la vaccination. Elle est sortie abîmée de la politique vaccinale COVID. »
- « Dans les contrats, on reconnaissait l’incertitude. Dans les discours, on vendait la certitude. »
- « L’absence de preuve de causalité ne suffit pas à restaurer la confiance. »
- « L’hydroxychloroquine est devenue un révélateur : une molécule transformée en drapeau. »
- « Quand une politique sanitaire est collective, la réparation des dommages rares ne peut pas rester individuelle, lente et humiliante. »
- « La confiance ne se décrète pas. Elle se mérite. »
